
Artiste : Magneta Lane
Album : Dancing with Daggers
Pays : Canada
Genre : Punk/rock
Si un jour on espère quelque chose pour les filles de Magneta Lane, c’est d’avoir une carrière digne des Shangris-La’s, ce trio de pop-garage des années 60. En trois disques, le trio canadien a suffisamment sorti d’arguments sonores pour que l’on croit à leur bonne étoile. Je me rappelle le jour où est sorti The Constant Lover leur premier EP : le style de la chanteuse/guitariste, Lexi Valentine, m’avait quelque peu interpellé, on aurait dit Chrissie Hynde, la volupté en moins. Mais c’était ça, un rock relativement abrasif, au couperet avec une ligne de basse, mélodique et puissante à la fois et cechant volontairement distant ou pas, qui donne vaguement l’impression que la chanteuse se fout éperdument des paroles. La classe totale, en un mot. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour susciter, dès leur premier album, un buzz conséquent. Mais la classe toute contenue de Dancing With Daggers est passée entre les mailles du filet.
Magneta Lane joue un punk-rock urgent : une demi-heure, 10 morceaux et basta. Il se consomme trop vite, mais on se ressert de cet instantané immédiatement. L’urgence du propos nous rattrape en un clin d’oeil et inconsciemment, on aligne les morceaux au compteur, sans effet d’accoutumance et l’ivresse en moins.
[A écouter]
Magneta Lane - Broken Plates
Magneta Lane - Bridge To Terabithia
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