
Artiste : Gudrun Gut
Album : I Put a Record On
Pays : Allemagne
Genre : Electronique
Artiste berlinoise jusqu’au bout des ongles, le parcours de Gudrun Gut en ferait rêver plus d’un. 1980, Berlin-Ouest, un gars nommé Blixa Bargeld fonde avec Unruh, Einstürzende Neubauten. Dans le premier carré, on y retrouve deux filles Beat Bartel et Gudrun Gut, qui partiront d’elles-même pour fonder Mania D. Gudrun Gut créera plus tard Malaria! et Matador avant d’embrasser une carrière solo exemplaire qui la place dans le petit monde de l’underground à la croisée de pas mal de chemins. C’est l’histoire d’une fille géniale, véritable figure de proue dans sa ville : punk, no-waveuse, une des premières à s’être essayée à la pop électronique, féministe engagée, femme d’affaires, organisatrice de festival, DJ, propriétaire d’un label (Monika Enterprise), animatrice radio etc. Le CV est long et impressionnant.
Tellement impressionnant, qu’on en oublierait d’écouter ce qui est l’épine dorsale de la carrière de la berlinoise : sa musique. Et particulièrement ce disque au titre étrange, paru l’année dernière, I Put a Record On, qui se révèle au fil des écoutes de plus en plus déroutant. La force de l’habitude devrait que plus rien ne devrait nous étonner au bout de X écoutes, mais chose étrange, on se surprend à se dire “non ce n’est pas de la musique électronique, il y a de la polka !” ou bien “mais bizarre ce morceau de tango !”, etc. etc. Et de cette étrange expérience auditive, on en ressort vaguement incertain, plus très sûr des frontières musicales que l’industrie et critiques musicaux nous font avaler au forceps depuis des années… Est-ce de la musique électronique ? non c’est définitivement autre chose.
[A écouter]
Gudrun Gut - Move Me
Gudrun Gut - Rock Bottom Riser
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Beate Bartel etait aussi fantastique dans les Liaisons Dangereuses:
http://www.youtube.com/watch?v=zWa5zm0uTUU
Avec aussi un membre de DAF, et un chanteur libano francophone…